Monique-Anne et Jeanine, Orantes de l'Assomption à 94000 VITRY SUR SEINE lisent la Parole de Dieu, les Pères de l'Eglise chaque jour et désirent partager spiritualité et découvertes avec tous. Venez prier et adorer à notre oratoire. Venez vivre un temps de lectio pendant l'Avent et le Carême. Nous désirons partager avec tous nos lecteurs la richesse des commentaires de Pères de l'Eglise. Ils nous enseignent des chemins d'intériorité.
mardi 12 juillet 2011
Jean Danielou, Lire l’Écriture pour écouter le Verbe et entrer en relation avec Dieu : c’est une grâce.
mercredi 6 juillet 2011
Commencer l’été avec les conseils de Lectio divina, Guillaume de Saint Thierry
lundi 27 juin 2011
Mère Isabelle, chercher Dieu comme à tâtons
Mère Isabelle
vers 1896-1901
3 juillet 2011,
90ème anniversaire du décès
de Mère Isabelle,
Fondatrice des Orantes de l'Assomption
... Le silence tant intérieur qu'extérieur est un des plus puissants moyens de se disposer à la communication intime avec Dieu dans l'oraison, qui est comme l'âme de notre vie. L'âme de notre vie, c'est l'oraison, c'est la prière. Nous voyons dans l'épître tirée des Actes des Apôtres, que Saint Paul, dans son discours à l'Aréopage, dit que nous devons chercher Dieu comme à tâtons.
Certainement Dieu est près de nous, dans notre coeur, et nous pouvons converser avec Lui sans cesse. Nous le cherchons dans un grand silence, car c'est dans le silence que nous le trouvons le mieux. Dans les créatures, on cherche la conversation, les paroles; mais pour Dieu, c'est toujours dans ce silence dont parle Bossuet : "Ce silence où il se dit tant de choses." La voix de Dieu est, pour ainsi dire, souvent comme un léger murmure, on ne l'entend que si on prête une oreille attentive. Nous devons le chercher d'autant plus dans ce silence, dans cette obscurité dont parlent Saint Jean de la Croix et tous les mystiques. Nous devons arrêter sur Lui un simple regard dans l'attention, dans la fidélité extérieure et intérieure. Ce simple regard ne signifie pas l'oisiveté, la distraction. Dès que l'âme s'aperçoit qu'elle est distraite, elle s'empresse de mettre dans son coeur une pensée sainte. Mais quand elle a ramené son esprit, elle n'a pas besoin de toujours produire des pensées, mais d'écouter alors le murmure divin, de ne pas laisser pénétrer [en elle] les bruits du monde, d'avoir cette foi que Dieu est toujours tout près de nous, qu'Il nous entend toujours, que pas un cheveu ne tombe de notre tête sans sa permission.
Il faut vivre ces choses dans le silence de l'âme. Non pas seulement le silence intérieur, mais aussi le silence extérieur. Il faut s'y appliquer, non seulement pour soi-même, mais par charité pour les autres. Il faut pour cela avoir la présence intime de Dieu. Mais si, par maladresse, on manque à ce silence, il faut se laisser envahir par Dieu, marcher en sa présence et oublier tout le reste.
Mère Isabelle, Instruction, Chapitre XII, Du silence, 9 Octobre 1915.
mercredi 22 juin 2011
Guillaume de St Thierry, c'est Dieu qu'il aime dans son amour
Je te trouve donc Toi, Seigneur, dans mon amour, et plaise à Dieu que je te trouve toujours ! Quand l’amour ne s’exerce pas, il n’existe plus ; mais pour Toi je ressens une volonté puissante, je veux dire un amour qui me propulse vers toi, mais alors pourquoi donc ne suis-je pas toujours en train de t’expérimenter ? Faut-il dire que l’amour et l’expérimentation par cet amour, cela fait deux ? Si je vois bien, l’amour c’est quelque chose de la nature ; T’aimer, c’est un effet de ta grâce ; T’expérimenter c’est une faveur spéciale de la grâce, ce qui fait dire à l’Apôtre : « A chacun est donnée une faveur spéciale de l’Esprit Saint pour l’utilité commune ».
lundi 13 juin 2011
Syméon le Nouveau Théologien, prière à l'Esprit saint
Toi qui m'enflammes,
Et qui allumes en mon cœur en peine,
L'amour infini de Dieu et de mes frères.
Car c'est toi le docteur des prophètes,
Le compagnon de tous les apôtres,
La force des martyrs,
L'inspiration des Pères et des docteurs,
Et la perfection de tous les saints.
Illustration de psaume par Benn
mercredi 8 juin 2011
Sr Jeanine Gindrey, orante, L’œuvre de l’Esprit

Soeur Jeanine Gindrey, Orante de l’Assomption : des repères selon Sainte Thérèse d’Avila, Œuvres Complètes, Éditions du Seuil, 1949.
L'oeuvre de l'Esprit
Sainte Thérèse d’Avila nous invite au discernement : « C’est par les effets et les œuvres qui suivent que l’on reconnaît la vérité de ce qui se passe dans l’oraison… Il n’y a pas de meilleur creuset pour en faire l’épreuve », 877.
Devant certains dons de Dieu, la durée courte confirme que c’est de Dieu. Mais la longueur ou la syncope ne peuvent venir que de notre nature faible, 194, 961, 962, 864,1116, 1118.
Des effets positifs sont souvent les fruits de l’action de Dieu :
- La paix, la joie, la lumière, la douceur, l’amour immense, 687, 148,875
- Le cœur est dilaté, 876, 150
- L’action de grâce et l’humilité devant les bienfaits de Dieu, la confusion, 167, 98, 953, 954
- Après le trouble, la crainte du début, il s’établit une certitude, l’entendement n’agit pas, c’est Dieu, comme il veut, qui donne par miséricorde et dévoile les secrets des demeures, ce que notre imagination serait incapable d’approcher, ni l’intelligence, 288, 963, 1039, 804, 864, 119, 322, 913
- Le désir d’avancer et de ne pas abandonner l’oraison, 887, 880
Certains signes sont négatifs :
La solitude, la sécheresse, la peine, les pensées peuvent venir de Dieu, qui veut nous faire connaître l’abîme de notre misère, 110, et ceci pour notre progrès.
Il s’agit donc d’agir avec prudence. Que la vie soit dans la joie ou dans la peine, le critère majeur, c’est que l’expérience vécue conduise à une soumission en tout à l’Église. Rien ne peut être opposé à la foi catholique ou à la loi de Dieu, 510, 511, 812.
Ce critère peut nous préserver de notre aveuglement, de nos goûts, des plaisirs, des promesses trompeuses suscitées par l’esprit du mal, 1472,944.
Sainte Thérèse évoque des expériences :
- En lisant, subitement, on a le sentiment de la présence de Dieu, 95.
- Dieu donne à l’entendement (l’intelligence) de quoi admirer, il lui donne une compréhension subite, 119,322.
- L’âme reconnaît que le Maître Divin l’enseigne sans faire entendre aucun bruit de paroles, 708,709.
Toutes ces faveurs que nous recevons servent à fortifier notre faiblesse pour acquérir peu à peu une vie semblable à celle du Fils, 1052.
mardi 31 mai 2011
Catéchèse de St Cyrille de Jérusalem sur le Saint-Esprit

"L'eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. C'est une eau toute nouvelle, vivante, et jaillissante, jaillissant pour ceux qui en sont dignes. Pour quelle raison le don de l'Esprit est-il appelé une "eau" ? C'est parce que l'eau est à la base de tout ; parce que l'eau produit la végétation et la vie ; parce que l'eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu'en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme. [...] Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n'a qu'une seule manière d'être, et elle n'est pas différente d'elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là mais, en s'adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient.
L'Esprit Saint agit ainsi. Il a beau être un, simple et indivisible, il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. De même que le bois sec, associé à l'eau, produit des bourgeons, de même l'âme qui vivait dans le péché, mais que la pénitence rend capable de recevoir le Saint-Esprit, porte des fruits de justice. Bien que l'Esprit soit simple, c'est lui, sur l'ordre de Dieu et au nom du Christ, qui anime de nombreuses vertus.
Il emploie la langue de celui-ci au service de la sagesse : il éclaire par la prophétie l'âme de celui-là ; il donne à un autre le pouvoir de chasser les démons ; à un autre encore celui d'interpréter les divines Ecritures. Il fortifie la chasteté de l'un, il enseigne à un autre l'art de l'aumône, il enseigne à celui-ci le jeûne et l'ascèse, à un autre il enseigne à mépriser les intérêts du corps, il prépare un autre encore au martyre. Différent chez les différents hommes, il n'est pas différent de lui-même, ainsi qu'il est écrit : Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous.
Son entrée en nous se fait avec douceur, on l'accueille avec joie, son joug est facile à porter. Son arrivée est annoncée par des rayons de lumière et de science. Il vient avec la tendresse d'un défenseur véritable, car il vient pour sauver, guérir, enseigner, conseiller, fortifier, réconforter, éclairer l'esprit : chez celui qui le reçoit, tout d'abord ; et ensuite, par celui-ci, chez les autres.
Un homme qui se trouvait d'abord dans l'obscurité, en voyant soudain le soleil, a le regard éclairé et voit clairement ce qu'il ne voyait pas auparavant : ainsi celui qui a l'avantage de recevoir le Saint-Esprit a l'âme illuminée, et il voit de façon surhumaine ce qu'il ne connaissait pas."
Catéchèse de St Cyrille de Jérusalem sur le Saint-Esprit : Extraits de la Catéchèse 18 sur le Symbole de la Foi, 23-25 . http://peresdeleglise.free.fr/textesvaries/esprit.htm
dimanche 29 mai 2011
Saint Bernard de Clairvaux, homélie pour l'Ascension

Actes des Apôtres 1,1-11
St Paul aux Ephésiens, 1,17-23
Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,16-20
Croître... en descendant
Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel, Ac 1,11. Il reviendra ainsi, disent-ils : s'agit-il donc de cette venue, aussi singulière qu'universelle, dans laquelle, précédé par les anges, suivi de tous les hommes, il descendra pour juger les vivants et les morts ? Oui, il viendra de la sorte ; mais ce sera comme il est monté, non comme il est descendu : humble, il est venu afin de sauver les hommes ; sublime, il viendra pour ressusciter le cadavre et le rendre semblable à son corps glorieux. On le verra alors dans toute sa puissance et dans sa majesté, lui qui jadis s'était caché dans la faiblesse de la chair.
Etant Dieu, le Christ ne pouvait grandir, car il n'y a rien au-delà de Dieu. Il a cependant, en venant s'incarner, souffrir, mourir pour nous éviter la mort éternelle. Aussi Dieu l'a exalté. Jésus est ressuscité, il est monté, il s'est assis à la droite de Dieu. Va, et fais de même.
Magnificat, Juin 2011, N° 223, 50-51
mercredi 11 mai 2011
Splendeur jaillie du sein de Dieu d'après Saint Ambroise

Illustration de psaume Benn
"Splendeur jaillie du sein de Dieu,
Lumière née de la lumière,
Avant que naisse l'univers,
Tu resplendis dans les ténèbres.
Nous t'adorons, Fils Bien-Aimé,
Objet de toute complaisance.
Le Père qui t'a envoyé
Sur toi fait reposer sa grâce.
Tu viens au fond de notre nuit
Pour tous les hommes de ce monde.
Tu es la Source de la Vie
Et la Lumière véritable"
(D'après St Ambroise, 6ème siècle)
mercredi 4 mai 2011
Saint Augustin, La présence du Christ

Tableau, pélerin d'Emmaüs, Louvre
St Luc, 24,13-35
3ème dimance de Pâques
La présence du Christ
Jésus parut : il se montrait à leurs yeux mais il ne se laissait pas reconnaître. Le Maître cheminait avec eux, et il était lui-même leur chemin. Mais eux n’étaient pas encore en chemin ; Jésus les rencontra tout à l’écart.
Quand le Seigneur les aborda, les disciples n’avaient pas la foi. Les disciples ne croyaient pas qu’il pût ressusciter. Ils avaient perdu la foi. Ils avaient perdu l’espérance. Ils marchaient, morts, avec un vivant, ils marchaient morts, avec la vie. Avec eux marchait la vie. Mais en leur cœur, nulle vie n'était renée.
Ils l’ont retenu : Reste avec nous, car le jour tombe. L’hospitalité leur a rendu ce que le doute leur avait pris. Le Seigneur s’est manifesté dans la fraction du pain. Le Seigneur s’est laissé reconnaître et après cette reconnaissance, il a disparu pour toujours. Les disciples l’ont perdu de corps lorsqu’ils l’ont tenu avec la foi. Le Seigneur a quitté corporellement toute son église et il est monté au ciel, afin que la foi se fortifie.
Il viendra, sois-en sûr il viendra. Nous sommes tous appelé à la résurrection : un jour viendra où tous ceux qui gisent dans les tombeaux, entendront la voix du Fils de Dieu et en sortiront : ceux qui auront fait le bien pour ressusciter à la vie…
Extrait, Saint Augustin La présence du Christ, in les mystères de Pâques, Lettres chrétiennes N° 10, Grasset, 1965, 224-227.
mardi 26 avril 2011
Grégoire le Grand, Marie une quête ardente

Jean 20,11-18
« Marie était restée dehors, près du tombeau, et elle pleurait.
Tout en pleurant elle se penche vers le tombeau ».
Elle avait pourtant déjà vu qu’il était vide et elle avait annoncé la disparition du Seigneur. Pourquoi se penche-t-elle encore, pourquoi désire-t-elle encore voir ? Parce que l’amour ne se contente pas d’un seul regard, l’amour est une quête toujours plus ardente. Elle l’a déjà cherché mais en vain. Elle s’obstine et finit par le découvrir.
Ct 3, 1-4 Dans le Cantique des Cantiques, l’Église disait du même Époux :
« Au long de la nuit, j’ai cherché celui que mon cœur aime.
Je l‘ai cherché mais ne l’ai pas trouvé.
Il faut que je me lève et que je fasse le tour de la ville ;
Dans les rues et les places, avez-vous vu celui que mon cœur aime ?
Je l‘ai cherché mais ne l’ai pas trouvé.
Les gardes m’ont rencontrée, ceux qui font le tour de la ville:
« Avez-vous vu celui que mon cœur aime ? »
A peine les avais-je dépassés, j’ai trouvé celui que mon cœur aime.
Quand cherchons-nous l’Aimé ? Nous le cherchons la nuit, car si notre esprit veille déjà sur Lui, nos yeux ne voient encore que l’ombre. Cherchons les pas de l’Aimé. Pourquoi se joue-t-il de nos recherches et vient-il si tard ? Pour qu’à sa vue, nous l’étreignions avec plus d’ardeur encore.
Ce désir d’amour faisait dire à David cette prière.
Ps 41
Comme un cerf altéré cherche l’eau vive,
Ainsi mon âme te cherche, toi, mon Dieu.
Mon âme a soif du Dieu vivant ;
Quand pourrais-je m’avancer, paraître face à Dieu ?
Extrait, Grégoire le Grand,+604, La Grâce de Dieu (P.L., 76, 1188-1196. Homélie 25 sur l'évangile. Traduction F. Quéré-Jaulmes.
Extrait, Le mystère de Pâques, Textes des Pères de l'Eglise, Lettres chrétiennes, Le Centurion/Grasset, 292.
vendredi 22 avril 2011
Saint Syméon le théologien, Prière orthodoxe

En la voyant, je me suis levé aussitôt, plein de joie,
Car elle brillait d’un éclat plus grand que le soleil.
J’essayai, malheureux, de la retenir.
Mais elle se déroba à mes yeux, disparut,
Et de nouveau je restai dans les ténèbres.
Alors je tombai à terre, pleurant et gémissant,
Soupirant du désir de voir ta main divine.
Tu la tendis et Tu m’apparus plus clairement encore ;
Et je l’embrassai, je la baisai en pleurant.
Ô grâce, ô joie, ô béatitude !
Le Créateur me donne à baiser sa main.
Main qui conserve tout par sa toute-puissante force.
… J’ai laissé le monde et tout ce qui est dans le monde,
J’ai fermé à la fois tous les sens ; j’ai clos
Les yeux, les oreilles, les narines, la bouche et les lèvres,
Je mourus pour tous mes amis et parents.
En vérité ma volonté expira,
Ne cherchant que la main divine seule ;
Elle, en voyant ce que j’avais fait par amour,
Secrètement touchant la mienne, l’a prise,
Et me conduisit, moi qui étais dans les ténèbres,
Me conduisit à la Lumière.
dimanche 10 avril 2011
Eusèbe Le Gallican, A la descente du Christ, l'éternelle nuit des enfers a resplendi
mardi 5 avril 2011
La résurrection de Lazare, Saint Jean 11,1-45
5e dimanche de carême A Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11, 1-45 Un homme était tombé malade. C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe. Dieu est vivant, catéchisme pour les familles par une équipe de chrétiens orthodoxes, les éditions du Cerf, 1979, 192.
mardi 29 mars 2011
Saint Léon le Grand, homélie pour le carême
mercredi 23 mars 2011
Abbé Jean Compazieu, l'Annonciation

Nous aussi nous sommes tous choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse, sa justice. Il a besoin de nos mains pour continuer les siennes. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. L’Esprit Saint nous inspire. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire « oui ». A l’instant où nous disons oui, l’amour surgit comme un ras de marée emportant tout sur son passage. C’est une aventure magnifique qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur que d’être les serviteurs de l’amour.
Acceptions-nous la venue du Christ en nous et dans notre vie ? De notre oui dépendra notre futur éternel et la subite transformation de notre esprit et notre quotidien. Porter Dieu en soi et l’offrir au monde a pour conséquence une joie que nul ne peut nous ôter.
Comme la Vierge Marie, Quel que soit notre âge et notre état de santé, Dieu nous confie une mission. Il a besoin de nous et de notre accord. Ne craignons pas : Cette mission est tournée vers le bonheur, le nôtre et celui des hommes. Vivre sous le regard de Dieu c’est savoir que l’on avance avec Jésus et Marie sur un chemin grandiose. Ce chemin nous conduit là où ils sont déjà, dans le ciel de bonheur et de gloire. C’est là qu’ils nous attendent…Le Carême est là pour nous apprendre à dire le « oui » de Marie ; il est celui de notre baptême. Et en même temps, nous devons continuellement nous l’approprier, le développer, le faire pénétrer dans tous les recoins de notre existence. Marie a accompagné Jésus jusqu’au bout de son chemin terrestre. Soyons sûrs qu’elle nous portera jusqu’au bout de notre effort.
Prière de St Bernard
lundi 14 mars 2011
St Théophile d'Antioche, conversion du regard

Evêque d’Antioche au IIe siècle (+ 181)
Il était évêque de cette ville sous l'empereur Marc Aurèle.
Païen converti, de formation grecque et de vaste culture.
Originaire d'une famille grecque des rives de l'Euphrate, il reçut une excellente éducation classique.
Il se convertit à la lecture des Saintes Écritures.
Élu évêque d'Antioche, il gouverna cette métropole de l'Orient en défenseur de la Foi.
Nous avons de lui trois livres dédié à un païen, Autolycos.
"Si tu me dis: montre-moi ton Dieu, je te répondrai: montre-moi ton âme. Dieu se montre à ceux qui ont les yeux de l'âme grand ouvertsSi tu me dis : Montre-moi ton Dieu, je pourrais te répondre : Montre-moi l'homme que tu es, et moi je te montrerai mon Dieu. Montre donc comment les yeux de ton âme regardent, et comment les oreilles de ton coeur écoutent.
Ceux qui voient avec les yeux du corps observent ce qui se passe dans la vie et sur la terre; ils discernent la différence entre la lumière et l'obscurité, le blanc et le noir, le laid et le beau; entre ce qui est harmonieux, bien proportionné, et ce qui manque de rythme et de proportion; il en est de même pour ce qui tombe sous le sens de l'ouïe : sons aigus, ou graves, ou agréables. On pourrait, de la même façon dire des oreilles du coeur et des yeux de l'âme qu'il leur est possible de saisir Dieu.
Dieu, en effet, est perçu par ceux qui peuvent le voir, après que les yeux de leur âme se sont ouverts. Tous ont des yeux, mais certains ne les ont que voilés et ne voient pas la lumière du soleil. Si les aveugles ne voient pas, ce n'est pas parce que la lumière du soleil ne brille pas. C'est à eux-mêmes, et à leurs yeux, que les aveugles doivent s'en prendre; De même toi : les yeux de ton âme sont voilés par tes fautes et tes actions mauvaises.
L'homme doit avoir une âme pure, comme un miroir brillant. S'il y a de la rouille sur le miroir, l'homme ne peut plus y voir son visage. Ainsi, lorsqu'il y a une faute dans l'homme, cet homme ne peut plus voir Dieu.
Mais si tu le veux, tu peux guérir. Confie-toi au médecin et il opérera les yeux de ton âme et de ton coeur. Qui est ce médecin? C'est Dieu qui guérit et vivifie.
http://ch.dedreuille.pagesperso-orange.fr/pardon2.html
Théophile d'Antioche, extrait lettre à Autolycus, Livre des jours, P. 249.
lundi 7 mars 2011
Césaire d'Arles pour le Carême, extrait sermon 37

mardi 1 mars 2011
Mère Isabelle, prière, oraison, présence à Dieu

Le 6 mars, nous fêtons
Il y a deux formes de présence de Dieu : la forme de l'amour envers Notre-Seigneur, forme de la tendresse, de l'union de l'Epoux avec l'épouse qui lui dit qu'elle veut partager sa vie, adorer ses mystères, les approfondir de manière à ce que sa vie ressemble à la sienne afin de montrer à Notre-Seigneur qu'Il n'est pas venu en vain sur la terre. Cette présence de Dieu est toute naturelle à des religieuses qui pensent à Lui avec un grand amour. Il y a une autre forme de la présence de Dieu : c'est celle de la reconnaissance des droits de Dieu sur nous. Tous les droits de Dieu sont absolument méconnus dans le monde maintenant. Nous n'avons pas le droit de les méconnaître, nous devons être soigneuses des droits de Dieu. Dans le commencement, Saint Michel a défendu les droits de Dieu contre les anges rebelles. Nous devons être, sur la terre, les anges qui défendent les droits de Dieu au prix de nos efforts, de nos labeurs, de nos sacrifices, en accomplissant nos devoirs. Par le temps qui court on a très peu la dévotion du devoir : ce qu'on doit faire, ce qu'on doit éviter, les règles générales établies par Dieu. Nous avons à protester contre les révoltes de l'univers envers Dieu. Nous le ferons par la fidélité à nos devoirs. Nous avons des devoirs d'état ; toutes nos pratiques ne sont pas obligatoires sous peine de péché. Il y a un devoir d'état qui est la reconnaissance des droits de Dieu sur nous...




